Document sans titre
 
 



L’Association
FRACTAL

  1 - L'Association
2 - Historique
3 - Objectifs
4 - Statuts
5 - Réglement intérieur
6 - Organigramme
7 - Fonctionnement
  8 - Devenir membre
 
 
 
Login
Mdp


 

FRACTAL souhaite et
a besoin d'étoffer son bureau…

 
 

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici. 

 
 

 

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Le Forum :::..
Accueil :::..
   
 
 
 
 
Articles
Editorial de janvier 2013 par le 26.04.2013.

Bonjour à toutes et à tous,

Un très sympathique journaliste du Courrier de l’Ouest, très gros fumeur, a réalisé, à 4 ans de distance, 2 articles concernant les lieux où je travaille, le CHU d’Angers en tabacologie et le CH de Saumur (où je suis détaché à 40 %) en addictologie. Je suis très reconnaissant au Courrier de l'Ouest

Le premier article écrit en 2008, mettait en scène un très agréable couple de retraités, tous les deux gros fumeurs et très motivés par l’arrêt de leur tabagisme. Nous avons convenu outre des techniques comportementales personnalisées, que la varénicline, serait d’une bonne aide. Ils l’ont bien supportée, et bien motivés, se sont déconditionnés progressivement. Le champix était efficace pour les 2 !

Et ainsi, dès la parution de l’article, en première page, le couple (en photo) est devenu célèbre et le produit, « miraculeux ». De nombreuses déceptions ont suivi….

Récemment, en fin d’année 2012, le même journaliste m’a contacté pour solliciter mon avis sur la cigarette électronique.

Selon la formule, 3 questions m’étaient posées, l’une concernait le positionnement du dispositif dans la législation française, l’autre, les éventuels inconvénients de l’utilisation de la cigarette électronique et la dernière, à mon initiative, ma vision économique, politique, sociétale du phénomène.

Le journaliste utilisait la cigarette électronique sous sa forme rechargeable et ainsi, il constatait d’énormes avantages financiers et pour sa santé. Il ne se réservait que quelques cigarettes par jour. Effectivement, son taux de CO mesuré à l’analyseur de monoxyde de carbone, était passé d’environ 30 en 2008 (il ne s’en souvenait pas) à 7 en 2012.

L’article sur une page entière, consacré au ¾ pour le moins à l’expérience positive du journaliste (arrêtera-t-il ?) mettait en exergue les avantages de la cigarette électronique. N’y ai-je pas contribué ? Sans aucun doute, mais que puis-je faire individuellement ? La cigarette électronique est absolument à évaluer, et en dehors des réussites commerciales probables des "Clopinette et autre Vapoclope", est sans doute beacoup moins dangereuse dans l'immédiat que la cigarette classique. Il reste que le problème est clairement posé et qu'on ne peut ignorer naïvement son ampleur et ses dimensions commerciale, médicale et politique.

En effet, depuis plus de 10 ans que je pratique la tabacologie, j’ai bien des difficultés à percevoir, la dimension médicale ou soignante de l’accompagnement à l’arrêt du tabagisme. La responsabilité n’en incomberait-elle pas aux associations (dont les sociétés savantes) s’occupant de tabagisme, pas assez puissantes, peut-être insuffisamment financées, pour se faire entendre fort et de manière consensuelle ?

De ce manque d’engagement associatif, sans aucun doute contraint, le patient n’en tire-t-il pas la conclusion que l’arrêt de son tabagisme, est histoire d’individus, de trucs, de méthodes, voire de démarches « miraculeuses » ? Beaucoup de patients n’arrivent jamais à arrêter de fumer et finissent par en périr. Ne sommes-pas responsable collectivement de cette incrustation de la dépendance tabagique en déléguant presque totalement aux fumeurs la responsabilité (réussite comme échec donc responsabilité, culpabilité ?) de son arrêt ?

Mais qui est le financeur, aussi bien des associations et des produits de sevrage tabagique (qui sont eux passés par la moulinette évaluative de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ou ANSM), ne serait-ce pas l'état et donc les ministères concernés (et alors budget ou santé ?) ?
Alors comment expliquer que des produits évalués et efficaces ne soient pas ou peu remboursés, rien pour le champix, un petit panier de soins de 50 euros pour les substituts nicotiniques par an et par individu ?

L’état ne cherche-t-il pas aveuglément à faire payer aux fumeurs et leurs paquets de tabac et leur sevrage ? N’est-ce pas la même politique en ce qui concerne le financement par capitalisation de la retraite et par assurance de la dépendance, le beurre et l’argent du beurre ?

Ainsi, nous devons avoir au moins 2 objectifs en 2013 :

1 - d’une part de médicaliser (évaluer) la cigarette électronique et donc dans l’immédiat de faire appliquer la loi, interdisant sa vente aussi bien en pharmacie, que dans les bureaux de tabac (sous licence d'état) et les échoppes spécialisées sous franchise (ou pas), un produit contenant de la nicotine, étant un médicament, comme tout produit alléguant d'ailleurs des propriétés "curatives"
2 - et d’autre part d’obtenir la prise en charge par l’état des produits de sevrage tabagique (dont la cigarette électronique ?)

Bonne année 2013 !

Claude Guillaumin
Président de FRACTAL

 
  Articles (1156939)

 


Informations
pratiques
 
 
 
4 - Formation FRACTAL à destination :
  • Des professionnels
  • Du Public
 
 
 
 
 
 
10 - Partenaires de FRACTAL
  • Institutionnels
  • Privés
 
 
 
 
RECHERCHER :::..

Espace
adhésions
 
La Newsletter Fractal


INSCRIPTION
DESINSCRIPTION
 
..:: Téléchargements-
 
  Indices de fréquentation
 
 

 

© www.fractal.asso.fr