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Editorial janvier 2014 par le 09.05.2014.

Pour mon premier éditorial 2014, j'hésite… E cigarette ou absence de thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles structurées en France dans la prise en charge individuelle des addictions, en particulier du tabagisme ?

Les 2 thèmes sont essentiels et pourtant selon moi, l'un l'est plus que l'autre...

L'émergence de la e cigarette ou plutôt du vaporisateur à nicotine (comme existait celui à THC ou pourrait se développer celui à héroïne ou cocaïne) est un phénomène mondial médical de santé publique (réduction du tabagisme) et d'aide au sevrage individuel (un super substitut ?), avec des dimensions législatives et économiques (voir sur ce site, une de mes présentations)

En ce qui concerne le tabagisme (et en fait toutes les addictions, avec et sans substance), la dépendance dite comportementale (qui inclut la dépendance psychologique pour un TCCiste) est composée d'associations (pavloviennes) tabac/café, fumeurs, post repas, repos, etc…qui ne déterminent un conditionnement pérenne que si elles sont renforcées par des conséquences positives (skinnériennes), comme la gestion du plaisir immédiat (renforcement positif), de la pression (prise de décisions, résolution de problèmes, difficultés de communication sociale), de la réflexion (concentrations mais aussi ruminations anxieuses ou dépressives) et de l'ennui voire de la dépression (renforcement négatif)

Ainsi, les 2 comportements, fumer ou vapoter, sont à la fois très proches dans leurs associations (fumée/vapeur, goût et odorat, manipulation et posture, sensibilité muqueuse) et sans doute assez lointains en ce qui concerne les renforcements. Le plaisir immédiat généré avec une vapoteuse sera-t-il équivalent de celui induit par une cigarette ? Quand est-il de la réflexion (sans doute équivalence possible, par l’influence stimulante de la nicotine présente aussi bien dans la vapoteuse que dans la cigarette fumée), de l'ennui (réunion en clubs des vapoteurs ?), avec un risque de décompensation dépressive (effondrement des IMAO du tabac fumé)

La vapoteuse, probablement du fait de parenté cinétique nicotinique avec la cigarette, peut créer sans doute une dépendance à la nicotine mais aussi des gestions inappropriées du plaisir immédiat, des ruminations (réflexion), de l'ennui ou de la dysthymie, de la pression. Ainsi dans les 2 cas, pourraient persister une absence d'apprentissage, un déficit d'acquisitions de compétences, un manque de coping !!

Il ne s'agit pas d'arrêter de fumer (ce comportement est en place définitivement), mais d'apprendre dans ces 4 situations à ne plus fumer et le même problème se poserait aussi pour la e cigarette

J’exerce depuis bientôt 15 ans dans la tabacologie, 10 ans dans les TCC, et 5 ans dans l'addictologie. Cela n’évolue guère en ce qui concerne l’addictologie et la tabacologie. Nous sommes restés même en recherche fondamentale, centrés sur la recherche d'un produit miracle, occultant totalement l'apprentissage des registres déficitaires identifiés par ce qui est appelée une analyse fonctionnelle synchronique, nom bien compliqué pour un seul relevé d'envies de fumer (avec les associations et émotions liées)

Les industries pharmaceutiques, les congrès sont à la recherche de cette molécule miracle et la vapoteuse fait mieux semble-t-il ? Quid de l'avenir ?

J'étais président au dernier congrès de la SFT de la session tabacologie et TCC. La première intervenante, sans PowerPoint, nous a conté 2 historiettes de fumeurs et a encouragé l'auditoire a trouvé du sens au tabagisme des patients. C'est de la psychanalyse, de la pensée prélogique, magique, plus proche de la numérologie, de l'astrologie que de la science basée sur l'observation, sur les preuves, l’Evidence Based Medecine. Dépité, je me suis tu et ai, de guerre lasse, laissé la présentatrice conter, ne souhaitant pas créer un conflit. L’auditoire, n’a posé aucune question…

C'est ce dernier point qui est essentiel. En France (comme en Argentine, pays d'immigration d'intellectuels européens) prédomine encore ce type de résolution de problème.

La France, grâce à des brillants chercheurs, a contribué très largement au Siècle des Lumières (1715-1789). La psychologie à cette période est restée dans l’obscurantisme. Celui-ci s’est accentué avec la mode psychanalytique, détournée de la science. Ensuite, pour des raisons pragmatiques (soigner !), le monde a connu ses Lumières en psychologie, ses chercheurs. En France, en psychiatrie, psychologie, addictologie et tabacologie, longtemps, nous en sommes restés aux conteurs !

Bonnes année 2014

Claude Guillaumin

 
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