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TCA, phobie sociale et estime de soi par le 04.01.2008.

TCA, phobie sociale et estime de soi

Résumé :

Une estime de soi basse, est fréquente chez les patients TCA. L’objectif de cette étude, est d’évaluer les niveaux d’estime de soi, d’anxiété et de dépression chez des TCA et de connaître les différences qualitatives entre patients TCA et phobiques sociaux. Les résultats confirment l’importance et les caractéristiques de l’estime de soi dans les TCA et l’estime de soi, diffère qualitativement entre TCA et phobiques sociaux.

Revue de la littérature :

Une altération de l’estime de soi est sous-tendue par un dysfonctionnement cognitif qui se traduit dans les situations sociales. L’estime de soi détermine la qualité de vie et les choix dans la vie. Cette dimension est peut-être due à un dysfonctionnement commun dont les bases pourraient être biologiques.

De nombreux troubles psychopathologiques, en dehors des TCA, sont liés à une problématique d’estime de soi (cause, maintien ou honte sociale vis à vis du jugement). L’amélioration de l’estime de soi (enhancing self esteem) est un traitement et une prévention de la rechute.

DSM IV :

Axe 1 :

- personnalité narcissique (un des principaux phénomènes)
- personnalités évitante, paranoïaque, antisociale, limite

Axe 2 :

- dépression (dépression aiguë, en rémission depuis 3 ans, chronique). La nature qualitative est différente. Dans la dépression aiguë, l’insatisfaction corporelle est significativement corrélée à l’estime de soi, en dehors de TCA. L’estime de soi, étayée sur le corps, ne semble pas spécifique des TCA (les cognitions sont spécifiques)

- patients alcooliques : estime de soi basse lors des effondrements et haute lors de moment de protection (déni). L’alcoolisation permet d’échapper à la vision négative de soi (puissant désinhibiteur social)

- phobie sociale et dysmorphophobie

- pathologie traumatique (psychique ou physique)

- manie (estime de soi élevée)

TCA

L’estime de soi basse peut être liée à la pathologie, à la comorbidité psychiatrique ou à un trouble de la personnalité. Gardner (1982) a été le premier à décrire des dysfonctionnements cognitifs importants communs à tous les TCA, dont le noyau central serait une estime de soi basse.

Il est actuellement admis que les patients TCA conservent cette estime de soi basse même quand la maladie n’est plus patente, d’autres pensent que cette estime de soi s’améliorerait avec la rémission.

La prévalence de la phobie sociale est élevée chez les patients TCA. L’estime de soi basse est sous-tendue par une insatisfaction corporelle qui est fluctuante (meilleure avant une crise de boulimie). L’insatisfaction corporelle déterminant une estime de soi basse, se voit aussi dans le trouble dysmorphophobique (partie céphalique) alors que dans les TCA, elle touche hanche, cuisse, fesse..

L’image corporelle est influencée par de multiples facteurs. Elle joue un rôle important dans la régulation de l’estime de soi. L’anxiété associée à la perception de l’apparence physique et au corps dans les situations sociales, est liée aux CA altérés. Les programmes éducatifs (image du corps, CA) ont été efficaces sur l’estime de soi en prévention primaire (pas obligatoire, en prévention secondaire). Une estime de soi basse, semble être un FDR de développer un TCA.

Objectifs de l’étude :

Hypothèse générale : estime de soi des TCA est aussi basse que celle des phobiques sociaux

Hypothèse spécifique 1 : estime de soi est qualitativement différente entre TCA et phobie sociale

Hypothèse spécifique 2 : estime de soi est autant diminuée dans anorexie que boulimie

Hypothèse spécifique 3 : estime de soi est plus basse chez TCA-phobie sociale que chez les phobies sociales

Hypothèse spécifique 4 : estime de soi est plus basse chez TCA avec score élevé au BDI que chez phobie sociale avec BDI élevé

Méthodologie utilisée :

- 103 patients TCA (CIM 10, 33 anorexiques restritifs, 34 anorexiques-boulimiques, 36 boulimiques) se présentant pour évaluation systématique d’assertivité. Les patients ne prennent aucun traitement, et n’avaient pas de comorbidité psychiatrique. Aucun, n’avait de dépression majeure.

- 26 phobiques sociaux (CIM 10) sans épisode dépressif majeur.

Quatre outils :

- Self Esteem Inventory de Coopersmith

50 items couvrant 4 domaines (social (8), familial (8), professionnel/scolaire (8), général (26)) avec une sous-échelle de mensonge (8 items), donc 58 au total avec 2 réponses : me ressemble ou ne me ressemble pas. L’analyse factorielle met en évidence 3 facteurs : estimes de soi générale, familiale et sociale.

- Rathus

30 items. L’échelle permet de diagnostiquer les phobies sociales et les améliorations sous thérapie, mais elle distingue mal les très affirmés, des agressifs et n’explore pas les CNV

- FFS III de Wolpe (Fear Survey Schedule)

76 items, 6 peurs (animaux, situations sociales et interpersonnelles, atteintes corporelles, des maladies et de la mort, des bruits, des phobies classiques et des peurs diverses)

- BDI

13 items. Analyse factorielle : ralentissement, culpabilité, retrait social et perturbation somatique

Déroulement de l’étude et analyse statistique :

L’évaluateur est le même

Discussion :

La confirmation de l’hypothèse générale (pas de différence d’estime de soi entre TCA et phobie sociale) et absence de différence de nature d’estime de soi dans les TCA, va dans le sens de Gardner. Ainsi, dans l’EDI, 2 sous-échelles sont consacrées à l’évaluation de la capacité personnelle et de la qualité des relations interpersonnelles.

L’estime de soi est totalement effondrée mais moins que pour les phobiques sociaux dans les dimensions sociales et professionnelles (besoin de maîtrise des TCA). Pratiquement, tous les TCA ont une estime de soi faible, identiques entre anorexiques et boulimiques (hypothèse 2, une évolution de l’anorexie restrictive vers la boulimie).

L’estime de soi chez les TCA-phobie sociale n’est pas plus basse que chez les phobies sociales (hypothèse 3) ce qui est en faveur du caractère transnosographique du concept (hypothèse 4 invalidée, va dans le même sens). L’affirmation de soi, semble être meilleure chez les phobiques sociaux que chez les TCA. Il s’agit peut-être d’un effet lié à l’âge.

Chez les patients TCA, il semble exister au départ une image du corps déformée entraînant une estime de soi basse, elle-même responsable des affects dépressifs pouvant interagir avec les troubles alimentaires, qui peuvent de leur côté, être à l’origine d’anxiété et de dépression.

Les troubles anxieux chez les patients TCA, sont très fréquents, surtout pour l’anxiété sociale. Ils précèdent les TCA (la phobie sociale est un FDR de boulimie et non d’anorexie). Il existerait donc un lien entre phobie sociale et TCA (biais possible, peur de manger en public ?).

Le BMI n’est pas un bon reflet de l’insatisfaction corporelle, à la différence de la perception cognitive de son corps, que l’on retrouve par exemple chez des patientes très maigres, qui s’estiment « grosses ».

Ces préoccupations corporelles (TCA, phobie sociale, dysmorphophobie) semblent bien influencer l’estime de soi (anxiété sociale se rapportant au physique).

Une estime de soi apparaît donc être un trait de personnalité, impliquant l’image corporelle. Cette estime de soi est fluctuante (surtout chez les boulimiques) ce qui suggère qu’elle a une composante trait et état.

Conclusion

L’estime de soi est basse dans tous les domaines pour les TCA alors qu’elle n’est basse pour les phobies sociales que dans les domaines social et professionnel.

Il serait intéressant de suivre une population d’adolescents sans TCA, d’évaluer leur estime de soi et d’observer les survenues éventuelles de TCA.

De plus, il sera intéressant de suivre au long cours, un groupe TCA et de suivre l’évolution de l’estime de soi et l’amélioration clinique

 
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